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 Ouvrage : Les métiers

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Steelo
Dragon


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MessageSujet: Ouvrage : Les métiers   Dim 9 Déc 2007 - 15:54

Charbonnier ou Boisserier (terme selon les régions)

Passé maître dans l'art de dominer le feu, le charbonnier produit du charbon de bois. Sa matière première, le bois, donnera, au terme de plusieurs jours de travail et de surveillance, du charbon de bois qui sert au chauffage.


Le charbonnier, comme beaucoup d'autres métiers du bois, pratique son métier dans les régions de bois et de forêt. Il s'agit même pour lui d'une obligation, contrairement à d'autres occupations qui ont peu à peu migrées vers les villages.

Il arrive que le charbonnier débite lui-même son bois, mais le plus souvent c'est le travail du bûcheron. Les branches s'appellent des charbonnettes. Il s'agit de branches de charme, d'acacia ou de chêne, à défaut de châtaignier. Le bouleau et le sapin sont évités dans la mesure du possible pour leur moindre rendement. Le charbonnier ne mélange jamais différentes espèces dans la même meule.

Tout d'abord, le charbonnier prépare l'aire de travail, en aplanissant la surface avec pioche et pelle. La brouette qui lui permet d'amener le bois sur place est très large pour pouvoir y transporter des bûches de 1 mètre. Le charbonnier étale ensuite une couche de copeaux, plante un poteau de bois et bâtit autour sa meule, sorte de cône constitué de plusieurs couches de bûches d'un même bois. La meule est ensuite recouverte de terre, d'herbe et de mousse, puis le poteau central est ôté et le charbonnier verse dans le trou laissé libre quelques pelletés de braise. Commence alors la lente combustion du bois et la surveillance de la meule, qui vont durer plusieurs jours (et nuits). La couleur de la fumée indique le terme. La meule est alors étouffée ; puis lorsqu'elle est refroidie, le charbonnier retire alors le charbon de bois à l'aide d'un crochet en fer et utilise un large râteau en métal pour l'étaler.

Le charbon de bois est très utilisé dans les forges pour son fort pouvoir calorifique, mais aussi comme isolant, filtre, conducteur... ou pour un succulent barbecue.

Un poète a dit un jour => Les charbonniers amassent patiemment les branchages formant des "fautes" puis les carbonisent lentement. Ce travail nocturne donne à la nuit une tout autre allure. On aperçoit alors l'ombre des bûcherons éclairés par leur torche en écorce de bouleau, surveillant leurs "fautes" que l'on devine au rougeoiement du feu.
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Steelo
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MessageSujet: Re: Ouvrage : Les métiers   Dim 9 Déc 2007 - 16:18

LE DISTILLATEUR AMBULANT et le bouilleur de cru

Le distillateur ambulant parcours plusieurs dizaines de village à la belle saison pour transformer le marc du fruit, fourni par le bouilleur de cru, en ce liquide de feu que l'on appelle eau-de-vie.

Contrairement à l'idée communément répandue, le bouilleur de cru ne fabrique pas l'alcool. La croyance populaire confond le bouilleur de cru et le distillateur ambulant ; c'est pourquoi ils sont ici associé.
Le bouilleur de cru, est généralement un fermier, qui amène le marc ou les fruits qui serviront à fabriquer l'alcool.
Le distillateur ambulant est bien la personne qui passe de village en village pour transformer cette matière première en un breuvage fort apprécié.


Sa passion le prédestine aux régions viticoles tout d'abord ; le sud-ouest et l'ouest de Monde, mais aussi partout ailleurs. Dans le Nord, régions de production des pommes et du cidre principalement, donnent la fameuse "goutte". Dans certaines régions du sud, c'est principalement de l'eau-de-vie de prunes.

Le nombre d'eau-de-vie de Monde est à l'image de ses régions : varié et infini. On ne saurait parler d'eau-de-vie sans évoquer le cognac et l'armagnac (tirés du vin) et leur cousin, le calvados (tiré du cidre).
Viennent ensuite les eau-de-vie de marc (tirées du marc de raisin, c'est-à-dire du reliquat de la vinification), et les eau-de-vie produites à partir de fruits, quetsches, mirabelles, poires, cerises (qui donne le Kirsch). Etc.

La pièce maîtresse de l'outillage du distillateur ambulant, c'est l'alambic. Il en existe de différentes tailles, depuis le plus petit utilisé par un seul fermier et souvent composé d'une simple marmite et d'un serpentin, jusqu'aux plus imposants, munis d'une chaudière et installés sur une charrette.
Certains de ces alambics (dits "à repasse") fonctionnent suivant le principe de la double distillation : le marc est versé dans une première chaudière, chauffée par un feu de bois ; le liquide produit est ensuite versé dans la deuxième chaudière, où la distillation donne l'eau-de-vie. On y ajoute ensuite de l'eau pour diminuer les 60 à 70 degrés d'alcool produits.
Notre homme utilise aussi différents entonnoirs, le plus souvent en cuivre, qui servent à mettre l'eau-de-vie en bonbonne au sortir de l'alambic. Le pèse-alcool permet quant à lui de mesurer le degré de l'alcool produit. Rappelons que cette production est strictement réglementée.

Chaque agriculteur a le droit de distiller pour son propre compte 1000 degrés d'alcool pur, soit 20 litres à 50° ; c'est le privilège du bouilleur de cru. Ce privilège est héréditaire.

Un peu d'histoire :
"Les premiers alambics servirent à fabriquer le fard à paupières connu sous le nom de khôl. Curieusement, quand les Arabes commencèrent à distiller le vin, ils donnèrent le même nom au produit obtenu : al khôl, «la chose subtile»".

Plus tard, les alchimistes développèrent la science de la distillation. Pour eux, l'alcool était la première étape vers l'élixir de vie éternelle ; c'est de là que lui vient sa dénomination d'eau-de-vie.
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Steelo
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MessageSujet: Re: Ouvrage : Les métiers   Dim 9 Déc 2007 - 16:55

LE BOURRELIER

Depuis que le cheval est devenu le meilleur ami de l'homme, le bourrelier a trouvé sa raison de vivre. Il est aussi sellier lorsqu'il doit fournir selles et rênes des chevaux montés. A l'occasion, il est aussi matelassier ce qui lui procure un complément de revenu.
Selon les régions, le bourrelier est aussi appelé harnacheur, bourlier, gourlier, gouyer ou gourilier.
(N'oublions pas l'appellation amicale du bourrelier : "le marquis de la croupière").

A la campagne, les bourreliers sont nombreux dans les régions de forte agriculture, où les bêtes de somme, chevaux mais aussi boeufs et ânes, leur procurent amplement du travail. On trouve aussi le bourrelier-sellier dans les bourgs et villes où les chevaux de trait et de selle sont plus nombreux, notamment grâce au développement de la diligence et autres malles-postes.

La principale matière travaillée par le bourrelier est le cuir de boeuf ou de vache qui, lorsqu'il est de bonne qualité, est le plus résistant. Pour certaines pièces, il utilise parfois le cuir de mouton. Le bourrelier doit aussi utiliser différents tissus, toiles caoutchoutées, moleskine. Pour fabriquer les colliers, il doit également travailler le bois et utiliser des clous, rivets, ferrures et autres pièces de métal, ainsi que de la bourre (poils d'animaux ou fillasse de chanvre) - d'où le nom de ce métier.

Le bourrelier utilise un couteau mécanique avec une réglette pour découper des lanières de cuir. Pour les coutures, une molette ou roulette équipé d'une roue crantée permet de tracer la ligne de couture. L' alène perçe les trous, puis la couture proprement dite est effectuée avec des aiguilles de différentes tailles. Le travail est peaufiné à l'aide du formoir et du lissoir.
Le bourrelier utilise également le couteau à pied, aussi appelé guillotine, pour la mise en forme et l'affinage du cuir, ainsi que des outils plus classiques tels que compas, marteau et emporte-pièce, pinces et tenailles.

Les statuts de la corporation des bourreliers indiquent qu'ils sont "faiseurs de colliers à cheval et de dossières de selle et de tout autre manière de bourrellerie". Chaque apprenti peut devenir maître après avoir accompli son chef-d'oeuvre, en l'occurence un harnais complet.

La corporation serait, dit-on, en cours de division, une corporation des bourreliers (campagne) et une de sellier (plus citadin) sont en cours de discussion pour se créer...
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